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AFFAIRE NDO - FOKOUABAN


Lettre ouverte


adressée à


Son Excellence Lejeune MBELLA MBELLA

Ministre des Relations Extérieures du Cameroun


Par


AMIE MICHELLE NDO ET CHARLES RAOUL FOKOUABAN


Ministère des Affaires Étrangères du Cameroun

791 Avenue Konrad Adenauer

BP 18 Yaoundé 1er

Yaoundé - Cameroun

Objet :


Demande urgente de preuves de vie de notre fille mineure
, Norelisse OYE'E FOKOUABAN, placée au secret dans des services gardiens de I'ASE - OSE Paris Île de France et disparue depuis Ie 8 juil:et 2024, soit depuis presque deux ans.


Demande urgente de documents attestant de l'état de santé de notre fils mineur Richi DONGMO FOKOUABAN, placé au secret au sein des services gardiens de l'ASE - OSE à ParIs Île de France et que nous pensons en grand danger.


Demande de Rapatriement en urgence de nos deux enfants et de leur mère au Cameroun. 

Monsieur le Ministre,


Par la présente lettre ouverte, nous sollicitons respectueusement une fois  de plus rnais, avec la plus grande inquiétude, I'intervention urgente de votre haute autorité concernant la disparition de nos enfants mineurs : Norélisse Paulette OYE'E FOKOUABAN, dite Sylla, née le 25 Mai 2014, de nationalité Camerounaise ; Juan Richi Brad Dongmo Fokouaban, né le 22 Avril 2010, de nationalité Camerounaise, sur le territoire français, précisément à Paris dans le 18ème Arrondissement.depuis. le 21 mai 2024, date de leur enlèvement par L'ASE-L'OSE Paris Île de France,


Depuis cette date, notre famille, en France comme au Cameroun, vivons dans une profonde détresse humaine, psychologique car nous sommes sans nouvelles rassurantes, ni preuves de vie claires concernant particulièrement l’enfant mineur Norélisse Fokouaban, âgée de neuf ans lors de son Kidnapping et sa disparition.


Nous n'avons eu aucun contacte depuis le 8 juillet 2024 et nourrissons les plus grandes inquiétudes concernant la dégradation de la santé psychique et physique de notre fils Richi FOKOUABAN, déscolarisé, de surcroît, depuis qu'il a été pris en charge par les services gardiens de l'ASE - Paris Île de France.


Nous rappelons également que la République Française, reconnue comme l’un des états ayant soutenu et adopté les principaux textes internationaux garantissant les droits de l’Homme le 10 Décembre 1948 et ratifié la convention internationale des droits de l’enfant le 20 Novembre 1989 est tenue de garantir le respect effectif des droits fondamentaux. 'C'est inscrit dans sa Constitution.


Or, au regard des nombreuses démarches entreprises auprès des autorités compétentes, des plaintes déposées et des éléments portés à notre connaissance, nous constatons malheureusement une situation contraire aux engagements internationaux de la France en matière de Droits de l'Homme. Nous relevons plusieurs irrégularités procédurales ainsi que des violations de plusieurs articles loi relatifs aux droits fondamentaux ainsi que les faits criminels.


À ce jour, plusieurs plaintes, requêtes et signalements ont été déposés auprès des institutions administratives, judiciaires et diplomatiques concernées, notamment auprès des autorités françaises, des services consulaires et diplomatiques, auprès des institutions nationales chargées de la protection des citoyens et des enfants ainsi qu’auprès d’organisations de défense des droits humains.


Nous n’avons obtenu ni informations transparentes, ni garanties suffisantes sur la sécurité, l’état de santé et les conditions de vie de nos enfants mineurs.


Depuis deux ans, nous n'avons aucune nouvelle de notre fille, Norelisse FOKOUABAN, placée illégalement au secret depuis le 8 juillet 2024 dans un endroit qui peut se situer en France comme dans un pays étranger. Nous n'avons pas entendu le son de sa voix depuis deux ans et n'avons reçu aucune nouvelle d'elle malgré nos demandes réitérées auprès des autorités françaises et des différents organismes de placement.


À ce jour, nous ne savons pas si notre fille est vivante ou décédée, si elle est en France ou dans un pays étranger, si ceux qui la retiennent au secret ont changé son identité. Elle a disparu. Elle s'est volatilisée au sein des structures de l'État Français.


Face au silence persistant et à l’absence de réponses concrètes des services gardiens de l'ASE, l'OSE et de la justice française, nous demandons solennellement au président du Conseil Départemental de Paris, Emmanuel GRÉGOIRE, de nous communiquer dans les plus brefs délais, des preuves de vie récentes de Norelisse et des nouvelles de notre fils Richi auquel il est défendu par les services de l'Aide Sociale à l' Enfance (ASE) et lOeuvre de Secours aux Enfants Juifs (OSE) de communiquer avec nous


 Nous voulons l'accès à des informations officielles précises concernant leur situation, l'ouverture d'une coopération diplomatique et judiciaire transparente, la garantie du respect des droits fondamentaux de nos enfants et de nous parents, la mise en place d'une médiation institutionnelle urgente afin d'éviter une aggravation de cette situation.


Et, dans l’hypothèse où notre fille mineur Norélisse serait décédée au sein des services de l'ASE et de l'OSE Paris-Île de France, nous demandons alors que toute la vérité soit établie concernant les circonstances de sa mort, que sa dépouille soit remise à notre famille conformément au respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux des parents afin qu'elle puisse rejoindre la terre de ses ancêtres et y être honorée dans une sépulture traditionnelle.


Si aucune preuve de vie de Norelisse ne nous est apportée à la réception de cette lettre, nous serons dans l’obligation d’informer l’opinion publique nationale et internationale.


Nous, nous réservons le droit de saisir les instances internationales compétentes notamment : les organes des Nations unies, les juridictions internationales compétentes, les organismes internationaux  de défense des droits humains ainsi que toutes les institutions habilitées à intervenir dans le cas de disparition de mineurs et de violations des lois et droits fondamentaux.


Par ailleurs, nous avons découvert avec stupeur, au cours de la consultation du dossier judiciaire de la fausse procédure pénale mise en place à notre encontre pour nuire à toute une famille que certaines décisions, à la date du trois Décembre 2025, feraient état de l’attribution de la nationalité Française à nos enfants Norélisse et Richi sans que nous, parents biologiques, ayons été informés, entendus ou consultés au préalable.


Nous ne souhaitons pas que nos enfants reçoivent la Nationalité Française dans des conditions inhumaines.


Une démarche d’une telle gravité, touchant directement à l’identité juridique, familiale, culturelle et nationale de nos enfants ne peut être effectuée dans le secret, sans le consentement des parents légalement reconnus.


Une telle situation soulève pour notre famille de profondes interrogations sur le respect des droits fondamentaux, des règles de procédure et des conventions internationales protégeant les enfants et leur Identité d’Origine. Surtout dans le contexte préoccupant de la disparition de nos enfants mineurs en France. Nul ne peut changer la Nationalité d'un enfant sans l'accord des parents.


En privant Norelisse et Richi de leur nationalité camerounaise sans l'accord de nous, parents, l'État Français a violé tous les droits inhérents aux droits de l'Homme. Ces faits, d'une gravité sans pareille, touchent directement à l'identité juridique, familiale, culturelle et nationale de nos enfants, en violation, entre autres, de la Déclaration des Droits de l'Enfant.


Aucun changement d'identité ou de nationalité ne peut être effectué dans le secret, sans le consentement des parents biologiques légalement reconnus et sans l'accomplissement de démarches juridiques officielles comportant l'accord et la signature de toutes les parties concernées.

 

Pendant la consultation du dossier, nous constatons un deuxième jugement du 12 février 2026 sans la présence ni l’information préalable des parents biologiques.


À  la lecture de cette décision, nous avons relevé ce que nous considérons comme de graves incohérences, ainsi que des éléments susceptibles de constituer des faux en écritures publiques et fausses accusations particulièrement préjudiciables à notre Famille.


Il y est, en effet, entre autres, rapporté que notre fils mineur, Richi, aurait été accusé par les services de l’aide sociale à l’enfance dans cette décision du 12 février 2026 d’attouchements sur sa sœur Norelisse.


Pourtant, selon les précédentes décisions judiciaires, les notes de l’aide sociale à l’enfance ainsi que les éléments figurant dans le dossier lui-même, notre fils Richi n’aurait plus vu sa sœur depuis deux ans, tout comme le reste de la famille. Norelisse est portée disparue depuis le 8 juillet 2024.


Face à ces contradictions majeures, nous demandons des explications claires, transparentes et vérifiables.


Ces informations inexactes, mensongères des services de l’aide sociale à l’enfance ont été utilisées dans le cadre de la procédure avec pour conséquence de détourner l’attention des questions essentielles concernant la disparition prolongée de notre fille mineure.


Les questions essentielles étant : Où est Norelisse? Qu'est-il arrivé à Norelisse? Norelisse est-elle morte? Pourquoi Norelisse? À qui profite le crime? etc…


Nous tenons, cependant, à solennellement attirrer l’attention des autorités compétentes sur les accusations actuellement portées à l’encontre de notre fils Richi que nous contestons formellement. Ces allégations d’attouchements sur sa sœur nous apparaissent incohérentes au regard des éléments déjà contenus dans le dossier, notamment les décisions antérieures, les notes des différents services sociales à l’enfance d'Île de France ainsi que les auditions effectuées à la police aux enfants depuis le début de l’affaire en notre possession.

Dans ses conditions, nous demandons que la plus grande vigilance et une procédure soit accordée à l’examen de ses accusations et qu’une vérification rigoureuse, indépendante et contradictoire soit effectuée avant toute conclusion ou mesure défavorable. Nous tenons à alerter sur ce risque qu’une interprétation erronée non vérifiée porte atteinte à la présomption d’innocence de notre fils.


Par conséquent, nous demandons qu'une procédure soit diligentée afin de déterminer su Norelisse a été en contact avec son frère depuis sa disparition, le 8 juillet 2024 et afin que soient apportées des réponses concernant l'état de santé de notre fille, son lieu de séquestration au secret et les violences dont elle aurait pu être victime.

Par ailleurs, nous tenons à rappeler que nos enfants mineurs, Norelisse et Richi n'ont pas été pris en charge par les services gardiens de l'ASE et de l'OSE - Paris Île de France, le 21 mai 2024, suite à une procédure légale puisqu'ils ont été kidnappés dans leurs différents établissements scolaires sur la base d'allégations de maltraitances visant leur mère, l'ordonnance de placement n'ayant jamais été produite et aucune enquête n'ayant été ouverte au préalable pour attester de la véracité des faits, notamment des accusations de violences physiques sur les enfants.


Les enquêtes de police, comportant plusieurs auditions des enfants, plusieurs enquêtes de voisinage, de nombreux témoignages d'amis proches et les deux aînés de la fratrie ont prouvé que le comportement maternel de Michelle NDO, mère de Norelisse et de Richi, était exemplaire et ne justifiait en rien qu'elle soit placée plusieurs fois en Garde à Vue et violentée au cours de ces Gardes à Vue, ses droits fondamentaux les plus élémentaires ayant été violés, à chaque fois, par des personnes dépositaires de la l'autorité publique sur le territoire français.


Deux ans après les faits allégués, aucune décision de condamnation n’a été rendue établissant la réalité des faits ou la culpabilité de la mère concernant ces présumées maltraitances.


Dans ce contexte, nous constatons avec une profonde incompréhension que la situation évolue vers de nouvelles fausse accusations visant le mineur Richi notamment les faits d'attouchement sur sa sœur Norelisse.


Notre famille s’interroge également sur le contexte dans lequel ces accusations ont été formulées contre notre fils mineur Richi. Ces accusations semblent liées aux dénonciations  que Richi  a effectuées concernant les faits qu’il avait rapportés au sujet du principal du collège Yvonne Le Tac d’autres responsables de l’établissement scolaire ainsi que les travailleurs sociaux et acteurs judiciaires ainsi qu’à sa rétractation concernant les accusations de maltraitance dictées par les adultes du collège Yvonne Le Tac. Cette lettre imposée a été rédigée le 21 Mai 2024 contre sa mère a ensuite dans le cadre de la procédure ayant conduit l'enlèvement de nos enfants ce jour.


Nous rappelons le fait que Richi a également signalé des faits relatifs à un groupe dénommé « argent facile », sa mère témoin qui avait ey connaissance de ce groupe "argent facile" la nuit du 20 mai 2024, élément qui, selon nous, nécessite des vérifications indépendantes et sérieuses. Nous soulignons notamment l'importance d'examiner sa rétractation, la dénonciation faite par Norélisse dans les vidéos transmises à sa famille puis remises au juge avant sa disparition définitive ainsi que ses auditions auprès de la police. 

Depuis le 21 Mai 2024, nous constatons une succession de faits extrêmement préoccupants concernant notre fils Richi :  Interdiction de sortir du territoire français, interdiction d'entre en contact avec ses parents et les membres de sa famille, placement sur un fichier interne de la police appelé « Gaspard », déscolarisation depuis maintenant deux ans,  plusieurs Gardes à vues abusives, répétées, plus de 11 GAV en l’espace de dix -huit mois selon les informations dont nous disposons.


Nous constatons également  l’administration de traitements médicamenteux de type neuroleptiques et /ou anxiolytiques,alors même que ces substances peuvent avoir des effets psychologiques , neurologiques et comportementaux délétères, en particulier chez le mineur en situation de grande vulnérabilité.


Par conséquent, notre famille s’inquiète des conséquences nocives de ces traitements prolongés sur l’état de santé mentale et psychique sur Richi y compris l'apparition de troubles psychiatriques avec altération durable de son équilibre psychique.


Nous tenons à signaler qu'avant leur enlèvement, nos  enfants n’ont jamais eu de problèmes de santé et ne prenaient aucun traitement. Nous pouvons en apporter les preuves.


Nous demandons une totale transparence concernant les prescriptions médicales ,les diagnostics posés , les autorisations parentales et le suivi médical mis en place. Nous parent n’ayant pas été informés des décisions ni avoir donné notre autorisation sur toutes ses prises en charges et tous les chefs du dispositif de la procédure.


Nous demandons une totale transparence concernant les prescriptions médicales, les diagnostics posés et le suivi médical mis en place par les services gardiens de l'ASE - Paris Île de France. Tout devra être fourni par écrit, signé, daté, accompagné d'examens et de rapports argumentés.


Nous parents, tenons à préciser que nous n'avons pas été informés des décisions prises concernant le suivi médical de nos enfants et n'avons jamais donné notre autorisation pour des prises en charge ou la mise en œuvre de protocoles médicaux.


Au regard des faits et de la mise en danger constante de nos enfants par les services gardiens de l'ASE - Île de France, il nous apparaît capital et urgent que nos enfants nous soient rendus dans les plus brefs délais. Jusqu'à leur kidnapping, le 21 mai 2024, nous avons toujours assuré leur protection et le respect de leurs droits fondamentaux.


Nous avons toujours veillé jusqu'à leur kidnapping, le 21 mai 2024, à assurer "leur sécurité, leur santé, leur vie privée, leur moralité pour assurer leur éducation et permettre leur développement dans le respect du à leur personne" comme le préconise l'Art.371-1 du Code Civil Français alors que l'ASE - Paris-Île de France les ont maltraité, déscolarisés et ont fait disparaître Norelisse dans une prison secrète.


Depuis leur naissance, nous avons entouré Norelisse et Richi  d'amour et d'une bienveillante attention et nous souhaitons, dans l'avenir, continuer à le faire pour leur permettre de se reconstruire après les maltraitances auxquelles ils ont été soumis au sein des services gardiens de l'ASE - Île de France.


Dans l’attente d’une réaction Urgente ,responsable et empreinte d’humanité de la part de votre ministère , nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre très haute considération et de notre profond respect.


Fait conjointement à Paris et Yaoundé le 21 Mai 2026


Charles Raoul FOKOUABAN


Amie Michelle NDO